En bref

Le tabac installe des automatismes répétés dans la journée. Le cannabis répond plutôt à une fonction : dormir, décompresser, faire taire une pensée. Le travail pour arrêter n’est donc pas le même, et les deux se traitent souvent ensemble quand on fume les deux.

On me pose souvent la même question, à quelques mots près. « C’est la même dépendance, non, tabac et cannabis ? » Je comprends pourquoi on se le demande. Les deux se roulent souvent ensemble. Les deux passent par la fumée, le geste, la pause. Mais la dépendance qu’ils installent n’est pas la même. Et cette différence change ce qu’il faut travailler pour arrêter.

La nicotine agit vite, et se retire vite

J’ai fumé trois paquets par jour pendant des années. Je connais le manque de nicotine de l’intérieur. Il monte en une heure, parfois moins. Il redescend tout aussi vite dès qu’on refume. C’est ce va-et-vient rapide qui fabrique l’automatisme : la cigarette du réveil, celle du café, celle qu’on allume en sortant du bureau sans même y penser. Le corps réclame, on répond, le geste se grave.

Le sevrage physique de la nicotine est intense mais court. Les pics de manque s’espacent nettement au bout de quelques semaines. Ce qui reste après, ce sont les automatismes. C’est exactement ce que travaille l’hypnose dans le Protocole Libération 21 Jours : désamorcer le geste avant qu’il ne se déclenche tout seul.

Le cannabis s’installe plus lentement, et se loge ailleurs

Le THC ne fonctionne pas comme la nicotine. Il se stocke dans les graisses et met des semaines à quitter l’organisme, pas des heures. Le manque physique est donc plus diffus, plus étalé dans le temps, moins reconnaissable qu’une envie de nicotine. En revanche, la dépendance psychologique est souvent plus marquée : le cannabis sert à calmer une anxiété, à s’endormir, à faire une coupure avec la journée. On ne fume pas un joint par automatisme du matin comme on allume une cigarette. On le fume pour un effet qu’on est allé chercher.

C’est pour ça qu’arrêter le cannabis demande souvent de remplacer une fonction, pas seulement un geste. Sur quoi s’appuyait le joint du soir ? Sur l’endormissement, la décompression, l’évitement d’une pensée qui tourne. Tant qu’on n’a rien mis à la place, le manque revient sous une autre forme.

Pourquoi les deux se travaillent souvent ensemble

La plupart des personnes qui viennent me voir pour le cannabis fument aussi du tabac, parce que le joint se roule avec les deux. Traiter le cannabis sans traiter le tabac laisse la moitié du geste en place : la main continue d’aller vers le paquet, même sans le THC. C’est pour cette raison que j’accompagne les deux ensemble, avec la même méthode. Le détail de cet accompagnement est sur la page arrêter le cannabis par hypnose.

Ce que ça change concrètement pour arrêter

Pour le tabac, le travail porte surtout sur les automatismes répétés dans la journée : le café, la voiture, la pause. Pour le cannabis, le travail porte davantage sur la fonction que le produit occupait : dormir, décompresser, faire taire une pensée. Dans les deux cas, la volonté seule ne suffit pas longtemps, parce qu’aucune des deux dépendances ne se loge dans la volonté. Elles se logent dans des automatismes et des fonctions que le corps et l’esprit ont appris à réclamer.

Après huit tentatives ratées avant la bonne, je peux dire une chose : ce n’est pas un manque de volonté qui a fait échouer les sept premières. C’est que je m’attaquais au symptôme, la cigarette, sans avoir remplacé ce qu’elle faisait pour moi. Le jour où j’ai compris ça, dix ans de pratique plus tard je le constate à chaque accompagnement : c’est ce qui change tout.

Le risque de remplacer une dépendance par une autre

C’est une inquiétude que j’entends souvent, surtout pour le cannabis : si j’arrête, est-ce que je vais compenser ailleurs, avec la nourriture, l’alcool, ou simplement plus de tabac ? Le risque existe, mais il vient toujours du même endroit : une fonction qu’on n’a pas remplacée. Si le joint du soir servait à décompresser et qu’on n’a rien mis à la place, le corps ira chercher une autre porte de sortie. C’est pour ça que le travail ne s’arrête pas à la séance. Les 21 jours de suivi qui suivent servent justement à consolider ce qui a été posé, pendant la période où les anciens réflexes cherchent encore à revenir.

Pour le tabac seul, ce risque de report est plus rare, parce que l’automatisme est plus localisé dans le temps : quelques gestes précis de la journée, plutôt qu’une fonction émotionnelle entière. C’est une différence de plus entre les deux dépendances, et une raison de plus pour ne pas les traiter avec la même recette toute faite.

Si vous fumez du tabac, du cannabis, ou les deux, et que vous vous demandez par où commencer, un appel découverte gratuit de dix minutes suffit pour en parler et voir ce qui, dans votre cas, tient l’automatisme en place. C’est sans engagement : réservez votre appel découverte ici.

Questions fréquentes

Est-ce plus difficile d’arrêter le cannabis que le tabac ?

Ni plus ni moins difficile : différemment difficile. Le manque physique du tabac est plus intense mais plus court. Celui du cannabis est plus diffus mais touche davantage le sommeil et la gestion du stress. Le travail à faire n’est pas le même.

Peut-on arrêter les deux en même temps ?

Oui, et c’est souvent plus simple que de les séparer, surtout quand le cannabis est fumé avec du tabac. La séance peut porter sur les deux dépendances ensemble.

Combien de temps dure le dérèglement du sommeil après l’arrêt du cannabis ?

En général deux à quatre semaines, le temps que le THC quitte complètement l’organisme et que le sommeil retrouve un cycle normal.

Arrêter chez vous, en Île-de-France

Je reçois des fumeurs de tabac et de cannabis à domicile, à Paris comme dans le Val-d’Oise. La page hypnose arrêt tabac à Paris explique le déroulé, celle de Sannois couvre le nord-ouest francilien. Pour parler de votre situation, réservez un appel découverte gratuit de 10 minutes. Sans engagement.

À savoir. Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Si votre consommation de cannabis vous inquiète ou si votre sommeil se dégrade, parlez-en à votre médecin. Drogues Info Service : 0 800 23 13 13, gratuit et anonyme.