Le 1er novembre, des centaines de milliers de personnes arrêtent de fumer en même temps. Le 1er décembre, elles sont seules.
C’est tout le sujet de cet article. Pas le Mois sans tabac lui-même, qui remet l’arrêt du tabac à l’ordre du jour chaque automne comme rien d’autre ne sait le faire. Mais ce qui se passe après les trente jours — ce dont presque personne ne parle, et où pourtant tout se décide.
J’accompagne l’arrêt du tabac depuis plus de dix ans. Plus de mille personnes. Et j’ai fumé trente ans, dont dix à trois paquets par jour. Alors quand je parle du mois de décembre, je ne parle pas d’une statistique. Je parle de quelque chose que j’ai vécu, et que je vois revenir chaque année dans mon agenda de janvier.
Ce que le Mois sans tabac réussit, et qu’il faut dire
Commençons par là, parce que c’est honnête.
L’opération de Santé publique France fait une chose que personne d’autre ne fait : elle donne une date collective. Un fumeur qui se dit « j’arrêterai un jour » n’arrête jamais. Un fumeur à qui l’on dit « le 1er novembre, avec des milliers d’autres » a soudain un point de départ. C’est énorme, et c’est gratuit.
S’ajoutent à cela des ressources réelles et accessibles : la ligne Tabac info service au 39 89, où l’on parle à des tabacologues, l’application de suivi, les groupes d’entraide, et la prise en charge des substituts nicotiniques par l’Assurance maladie. Si vous êtes inscrit, restez-y. Rien de ce qui suit ne vous demande de renoncer à quoi que ce soit.
Mon propos n’est pas de critiquer ce dispositif. C’est de dire ce qu’il ne peut pas faire — parce que ce n’est pas son rôle.
Les quatre choses que trente jours ne règlent pas
1. Un défi collectif donne une date. Il ne donne pas votre déclencheur.
Tout le monde part le même jour. Mais personne ne fume pour les mêmes raisons.
Pour l’un, c’est le café du matin. Pour un autre, le volant entre deux chantiers. Pour un troisième, le premier verre du vendredi soir, ou la sortie de réunion, ou le trajet jusqu’à la voiture. Une campagne nationale, par construction, s’adresse à tout le monde. Elle ne peut pas savoir que chez vous, ce qui déclenche l’envie, c’est le moment où vous raccrochez le téléphone.
2. Trente jours, c’est un cadre. Et un cadre, ça s’arrête.
Pendant tout novembre, vous avez un compte à rebours, une application qui vous félicite, des collègues qui demandent où vous en êtes, un défi à tenir. Vous ne tenez pas seulement contre la cigarette : vous tenez pour le défi.
Le 1er décembre, le défi est gagné. Le compte à rebours s’arrête. Et la question change complètement : elle n’est plus « est-ce que je tiens trente jours ? » mais « est-ce que je suis non-fumeur ? ». Ce n’est pas la même question, et elle n’a pas la même réponse.
3. Ne plus fumer, ce n’est pas la même chose que ne plus en avoir envie.
C’est le point le plus important de cet article.
On peut traverser trente jours sans fumer tout en restant, dans sa tête, un fumeur en pause. Un fumeur qui résiste. Un fumeur qui compte. Qui, à chaque envie, serre les dents et attend que ça passe.
Ça fonctionne — un moment. Puis un jour la réserve est vide. Pas parce que la personne manque de volonté : parce que la volonté est une ressource qui se fatigue, et qu’elle n’a jamais été conçue pour durer des années. Tant que l’envie est intacte, l’arrêt reste un effort. Et un effort permanent finit toujours par céder quelque part.
C’est exactement là que je travaille. Pas sur votre détermination — vous en avez déjà, sinon vous ne liriez pas ceci. Sur le réflexe, et sur l’envie elle-même.
4. Décembre est le pire mois de l’année pour être seul avec ça.
Regardez le calendrier. Le défi se termine précisément au moment où arrivent les repas de famille, les apéros, les fins de soirée, les verres, la fatigue, les tensions. Et surtout cette petite phrase, la plus coûteuse de toutes : « j’ai tenu un mois, je peux bien m’en prendre une. »
Une seule. Dans un contexte festif, entouré de fumeurs, sans personne à qui en parler le lendemain matin.
Si vous avez déjà vécu ça, ce n’était pas un échec de caractère
Beaucoup de gens arrivent chez moi en s’excusant. « J’ai déjà essayé le Mois sans tabac. » « J’ai tenu trois semaines et j’ai repris. » « Je n’ai pas assez de volonté. »
Non. Vous avez tenu trois semaines contre une dépendance construite depuis vingt ans par une industrie qui sait précisément ce qu’elle fait. Ça n’a rien d’un manque de volonté. Ça veut dire que la volonté, seule, ne suffisait pas — et qu’il manquait un étage à la méthode.
Une reprise n’efface rien non plus. Les jours que vous avez tenus, votre corps les a comptés. Ce qui doit changer, ce n’est pas votre niveau d’effort : c’est l’endroit où l’effort s’applique.
Mon approche, dite clairement
Je ne propose pas un défi, ni un programme à suivre pendant trente jours. Je propose une seule séance d’hypnose de 2h30, chez vous, suivie de vingt-et-un jours pendant lesquels vous n’êtes pas seul.
Chez vous, et c’est voulu. Vous êtes dans la pièce où vous fumiez, avec votre fauteuil, votre balcon, votre cuisine. Les déclencheurs sont là, pas dans un cabinet neutre. Et vous n’avez pas à reprendre le volant ni le RER après la séance. Je me déplace à Sannois, dans tout le Val-d’Oise, à Paris et en Île-de-France — Argenteuil, Ermont, Franconville, Enghien-les-Bains, Cergy, et au-delà. Je ne fais pas de séance à distance : ce travail-là se fait en présence, pas derrière un écran.
Pendant 2h30, on prend le temps de cartographier vos cigarettes à vous : lesquelles comptent vraiment, lesquelles ne sont qu’une habitude de main. Puis on installe des ancrages — un ancrage olfactif, un ancrage respiratoire — qui vous donnent quelque chose à faire au moment précis où l’envie monte, au lieu de serrer les dents.
Ce que vous avez en repartant
- La séance d’hypnose personnalisée de 2h30 à votre domicile
- Un suivi par SMS pendant 21 jours : le premier message part dès le lendemain, puis environ un toutes les 48 heures. C’est moi qui les écris, et vous pouvez répondre
- La fiole d’huile essentielle de votre ancrage olfactif
- Deux audios : un de détente et relaxation, un de renforcement du sevrage
- L’audio coaching « La vague de l’envie » et sa notice, pour les moments où ça monte
- Mon guide « Libérez-vous du tabac »
- Mon livre « La grande arnaque de la cigarette », offert avec le questionnaire de préparation
250 € tout inclus. Un seul paiement, pas d’abonnement, pas de supplément de déplacement en Île-de-France, aucun autre montant ni avant ni après. À titre de repère, c’est l’équivalent d’environ deux cartouches.
Et je ne vous promets pas de résultat. Personne ne peut le faire sérieusement, et quelqu’un qui vous le promet devrait vous inquiéter. Ce que je peux vous dire, c’est ce que je fais, comment, et combien de temps je reste avec vous après.
Alors, novembre ou pas ?
Les deux ne s’opposent pas, et c’est bien le malentendu que je voudrais lever.
Si l’élan collectif de novembre est ce qui vous décide enfin à bouger, prenez-le. Il est fait pour ça. La vraie question n’est pas « le Mois sans tabac ou l’hypnose », elle est : qu’est-ce qui sera encore là le 1er décembre ?
Et si vous préférez ne pas attendre le 1er novembre pour commencer — parce qu’une date collective n’est pas forcément votre date — c’est une raison parfaitement valable d’appeler aujourd’hui.
On en parle dix minutes
Avant toute décision, il y a un appel découverte de dix minutes, gratuit. C’est moi qui réponds, pas un secrétariat. Vous n’avez rien à décider pendant cet appel : je vous dis simplement si ma méthode est adaptée à votre cas — et si ce n’est pas le cas, je vous le dis aussi.
📞 06 02 07 98 80 — du lundi au samedi, de 9h à 19h.
Dominique JOLIVET, praticien en hypnose spécialiste du sevrage tabagique, Sannois (95) — à domicile à Paris et en Île-de-France.
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L’hypnose est un accompagnement complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical. Pour un accompagnement gratuit par des tabacologues, Tabac info service est joignable au 39 89 (appel non surtaxé).